Œil du Pro Séjours Linguistiques : La scolarité à l’étranger (partie 2/2)

Publié le 25 Février 2021

L’UNOSEL donne la parole à un professionnel labellisé qui donne ses conseils et recommandations sur les séjours linguistiques.

Amandine BADOUR, UNIsCO

Votre enfant est prêt à partir étudier à l’étranger ? Il aspire à passer une période de sa vie dans un contexte international ? Il souhaite découvrir la scolarité et la culture d’un autre pays, se faire de nouveaux amis et revenir bilingue? La scolarité à l’étranger saura répondre à ses objectifs.

Retrouvez la partie 1

Existe-t-il beaucoup de différences entre les systèmes éducatifs ?

Oui, il y a de nombreuses différences et c’est ce qui fait la richesse des séjours en scolarité.

Sur le système scolaire en lui-même :

  • Niveau des classes (exemple année de Transition en Irlande qui n’a pas d’équivalent chez nous),
  • Ouverture vers de nombreuses disciplines au Canada, en Australie (architecture, environnement, musique, ingénierie…),
  • Taille des classes. En Angleterre, certaines classes sont constituées de 10 à 15 élèves (parfois moins).
  • Suivi des élèves avec des tuteurs.
  • Composition des journées : souvent plus courtes que chez nous car les clubs d’étudiants (activités extrascolaires) représentent une part importante des systèmes d’éducation.

Au-delà de ces différences « techniques », il faut aussi savoir que les systèmes scolaires à l’étranger, et particulièrement ceux des pays anglophones, ont une approche différente de la pédagogie. Une approche très « positive » où l’on favorise la confiance en soi et la valorisation de l’élève tant sur plan personnel que scolaire.

En plus d’un apprentissage efficace d’une langue, ces séjours ‘boostent’ le développement personnel du jeune : prise de confiance en soi, maturité, indépendance… Un expérience humaine riche avec des résultats visibles.

 

Que se passe-t-il si les relations avec la famille ne sont pas bonnes ?

Il est absolument primordial que l’enfant se sente bien dans sa famille d’accueil et c’est le sens du travail réalisé en amont avec les partenaires locaux pour trouver une famille qui correspond au profil du jeune.

De plus, il est invité à prendre contact et faire connaissance avec la famille avant même le début du séjour pour commencer à créer des liens.

Si un problème intervient, les parents et/ou l’enfant peuvent à tout moment contacter les organismes, et ce 24h/24 grâce à un numéro spécial qui leur est communiqué. Il s’agit d’un critère de labellisation UNOSEL. Par ailleurs, l’organisme s’est engagé au travers de sa labellisation à avoir un contact mensuel avec le jeune, et bimensuel avec ses parents.

 

Comment se déroule le retour dans l’établissement scolaire français après un an à l’étranger ?

Tout d’abord, pour que le retour au sein de l’établissement scolaire se passe bien, il faut que le départ se soit bien passé.

Il est donc impératif que les parents aient discuté du projet avec le chef d’établissement et qu’ils se soient mis d’accord sur les modalités du retour.

Les études à l’étranger ne sont pas reconnues en tant que telles, donc dans certains cas, en fonction du niveau scolaire du jeune et de la durée du séjour à l’étranger, l’école pourra demander qu’un suivi à distance soit mis en place avec le CNED.

Dans ces conditions le retour au sein de l’école ne pose vraiment aucun souci, en tenant compte du fait que le jeune aura besoin d’une petite période de réadaptation après une expérience aussi riche.

 

Ces séjours sont pour qui ? Faut-il un niveau prérequis avant de partir ?

Ces séjours sont ouverts à tous les enfants à partir de 11 ans.

Il est essentiel d’avoir au minimum un niveau d’anglais A2 pour assurer une meilleure intégration tant à l’école que dans la famille.

Il est préférable d’avoir un dossier correct avec un bon niveau scolaire (note supérieure à la moyenne et bonnes appréciations). Pour la majorité des programmes, les derniers bulletins de note doivent être remis.

 

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